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hibiscus
fleurs tropicales des jardins d'afrique

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ORIGINE ET IDENTITE

Vriesea splendens

Pourquoi devrait-on se priver d'une telle splendeur, cette fleur de Vriesea splendens, une Broméliacée provenant de la forêt d'Amazonie, en Amérique du Sud ?

Clerodendron splendens

Chaque pays, et l'Afrique, possède des richesses floristiques exceptionnelles, comme le Clerodendron splendens, une plante grimpante provenant d'Afrique centrale.

Abelmoschus esculentus

Fleur de Gombo. L'Afrique a fourni bon nombre d'espèces alimentaires, comme le Gombo ou Okra (Abelmoschus esculentus), cette plante de la famille de la mauve et de l'hibiscus.

FLEURS TROPICALES D’AFRIQUE OU DU MONDE ?

Une diversité inévitable et souhaitable.

Le terme "Fleurs et plantes tropicales d'Afrique" ne limite pas le choix aux seules espèces natives du territoire Africain mais regroupe toutes les espèces de fleurs, arbres et plantes diverses, provenant de tous les pays du monde tropical du monde entier.

Les plantes tropicales que l'on rencontre sur le continent, qu'elles soient ornementales, alimentaires ou utiles ne sont pas toujours d'origine locale.

Pour les plantes alimentaires et utiles :
le manioc vient d’Amérique du Sud et Centrale,
la tomate et la pomme de terre viennent des Andes (Amérique du Sud),
l’anacardier, le caoutchouc et l’arachide viennent du Brésil,
l’avocatier vient du Mexique,
le manguier vient de l’Inde orientale et de la Birmanie,
le litchi vient de Chine,
le bananier vient de l’Asie et du Pacifique,
Le mandarinier, l'oranger proviennent de Chine,
etc.

pour les plantes et fleurs ornementales :
la Rose de porcelaine (Etlingera eliator) vient d'Asie,
le Balisier (Heliconia rostrata) vient des Caraïbes,
l'Hibiscus (Hibiscus rosa-sinensis) vient d'Asie,
le saule pleureur (Polyalthia longifolia), vient de l'Inde,
le Croton (Codiaeum variegatum) vient des Iles du Pacifique,
etc.

Cependant, la flore Africaine est une des plus riches du monde et a, également, apporté beaucoup : elle a produit le mil, le sorgho, le sésame, plusieurs espèces de riz (Oryza glaberrima, Oryza barthii), une espèce de coton (Gossypium herbaceum), de nombreuses espèces de bois précieux dont les ébènes et le wengué ou wengé (Millettia laurentii), l'olivier méditerranéen (Olea europaea), le Tamarinier Indien (Tamarindus indica), l'Okra ou Gombo (Abelmoschus esculentus), le Café (Coffea sp.), l'Igname, plusieurs Bauhinia, Le genre Strophantus, plusieurs Clerodendron, le Géranium et le Pélargonium, le genre Amaryllis, le melon (Cucumis melo) et la pastèque, plusieurs Mussaenda, les Euphorbes, le genre Aloe, les Plantes-cailloux (Lithops sp.), l’arbre du voyageur (Ravenala madagascariensis), d'innombrables espèces méditerranéennes et subtropicales cultivées dans tous les pays du monde et d'autres, encore plus innombrables, merveilles de la flore et de la nature.



LA QUESTION DE L’IDENTITE FLORISTIQUE ET ESTHETIQUE D’UN PAYS

scadoxus multiflorus

Fleurs de Scadoxus multiflorus, plante à bulbes originaire d'Afrique tropicale, du Kenya à l'Afrique du Sud.

mussaenda erythrophylla

Fleur de Mussaenda erythrophylla, "Sang des Ashantis", originaire du Ghana et symbole fort d'une identité Africaine.

Pour un voyageur se promenant sur le globe, à l’intérieur de la zone intertropicale, une chose lui saute aux yeux : l’omniprésence de plusieurs espèces comme l’Eucalyptus, le Cycas, le Frangipanier (Plumeria), l’Hibiscus (Hibiscus rosa-sinensis), l’arbre du voyageur (Ravenala madagascariensis), le palmier royal de Cuba, le croton (Codiaeum variegatum), les Anthurium, le papayer, le cocotier, le Flamboyant (Delonix regia), etc.

Doit-on crier à l’uniformisation planétaire ? Ou au contraire s’en réjouir car, d’un certain côté, les raisons sont toutes valables : toutes ces plantes sont belles, résistantes, odorantes pour certaines, simples de culture et rapides de croissance.

Doit-on exclure des plantes d’origine étrangère d’un jardin ornemental, d’un jardin de production voire d’une activité agricole ?

Certaines personnes vont jusqu’à même poser l’ultime question : Faut-il remettre en cause les modes de consommation alimentaire en cours aujourd’hui ?

Un pays qui n’est pas producteur de riz ou de blé, par exemple, doit-il en consommer ? Chaque pays doit-il respecter ses modes de consommation traditionnelles locales, en favorisant les cultures vivrières tout en limitant les cultures d’exportation ?

La culture de l’Igname doit-elle se redévelopper en Afrique, afin de sécuriser l’approvisionnement alimentaire des Africains ?

Etc…

De telles questions se posent, de plus en plus, sur chaque continent, en réponse à la peur globalisée d’une "invasion indéfinie provenant de l’étranger" [sic]. Par peur également d’un conflit localisé ou international risquant de bloquer les sorties et entrées de denrées et de biens divers et alimentaires, comme on vient de le voir en Côte d’Ivoire, où la culture d'exportation de l’Anacardier (Anacardium occidentale) est venue supplanter les cultures de première nécessité, c'est-à-dire le Manioc. Par peur aussi d’une perte d’identité sociale, culturelle, économique. Au final par peur d’une dépendance ultime à des directions provenant de l’extérieur qui ne correspondent pas aux attentes des populations concernées.

Plusieurs réponses doivent être apportées par rapport à ce genre de questions abordant de multiples domaines, interdépendants et/ou divergents.

Une réponse préalable peut néanmoins être avancée :

Les échanges internationaux, depuis l’antiquité, d’aussi loin où l’on peut remonter, ont toujours été l’objet de tensions, d’enrichissements, de crises aussi, et le résultat est aujourd’hui devant nos yeux, sur nos assiettes, le long de nos routes, dans le moindre détail de nos vies de tous les jours ; les denrées que nous consommons, de la tomate à l’ananas en passant par la banane et le manioc, ne sont pas originaires d’Afrique. De même qu’en Europe, une écrasante majorité de produits ne sont pas originaires d’Europe mais d’Afrique, d’Asie, des Amériques et de l’Australie. Si, par exemple, les Européens devaient ne consommer que les produits originaires de chez eux, ils devraient rapidement se limiter à l’avoine, au cresson, au pissenlit, au chou, aux poires et pommes, aux nèfles germaniques, aux merises, aux noisettes, aux châtaignes, aux fraises de bois agrémentées de quelques myrtilles sauvages et se rabattre sur l’élevage et la chasse d’animaux sauvages.

Si l’on doit, non pas en tant qu’Africains, mais en tant qu’habitant du Monde devant subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille, choisir entre tous les produits, il serait préférable de choisir les meilleurs, et c’est cela que font justement les mamans en faisant leurs marchés : elles choisissent le plus bel ananas, la tomate la moins chère, la plus rouge et la plus goûteuse, et c’est comme ça que les activités économiques se régulent au niveau de la sélection des produits.

Pour les plantes ornementales, le principe est le même : l’arbuste le plus beau, le plus fleuri, le mieux adapté au climat, le moins exigeant, le plus généreux en miel pour les abeilles, le plus protecteur pour la vie naturelle et la faune sauvage, tous ces critères permettent au propriétaire de décider entre un grand Hibiscus rose de Chine, un Allamanda jaune d’Amérique du Sud, des Cycas d’Australie pour orner son entrée, un Tulipier du Gabon pour faire de l’ombre, un Clérodendron écarlate du Cameroun grimpant sur sa pergola ou du Gazon du Kenya tapissant sa cour. La liberté est donnée au créateur du jardin et c’est le style, le souffle d’inspiration qui donneront réellement un jardin Américain, Brésilien, Japonais, Hawaiien, Balinais, Hollandais, Sud-Africain, Ivoirien, Créole, etc.

Mais, étant donné le principe de liberté donné au créateur du jardin, si son but est de créer un espace planté uniquement d’espèces locales ou continentales, il aura une multitude d’espèces qui répondront à ses attentes et le résultat sera très certainement exceptionnel, en terme environnemental et esthétique.

Le paysagiste ou le jardinier recherchera la créativité et l'originalité. Mais pour parvenir à un résultat sortant de l’ordinaire et pour créer un style nouveau, il lui faudra connaître très bien les végétaux qui sont à disposition afin de pouvoir faire le meilleur choix entre tous. Parmi le nombre incalculable d'espèces provenant du monde entier.

ligne verte

L'avenir se trouve dans l'inclusion, non dans l'exclusion.

 

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